Formalités en douane à l’export : comprendre l’exportation suivie de transit

Lorsqu’une entreprise française vend une marchandise à un client situé hors de l’Union européenne, il ne suffit pas de charger un camion et de l’envoyer vers le pays de destination. La marchandise doit également suivre un parcours douanier. Déclaration, documents, contrôle éventuel, mainlevée, transport, sortie de l’Union européenne, suivi informatique… Pour une entreprise qui maîtrise déjà ses flux internationaux, ces étapes font partie du quotidien. Mais pour une entreprise qui commence à exporter, les termes peuvent rapidement devenir difficiles à comprendre. Qu’est-ce qu’une déclaration d’exportation ? À quoi sert le transit douanier ? Quelle est la différence entre exportation et transit ? Pourquoi faut-il suivre la sortie de la marchandise ? Et surtout, qu’est-ce que l’exportation suivie de transit qui fait désormais partie des évolutions du système douanier français ? Depuis 2025, le volet export de DELTA IE et le système SDS – Suivi De la Sortie sont en production en France. En septembre 2026, une nouvelle évolution permet l’articulation entre SDS et DELTA T pour l’export suivi de transit. L’objectif de cet article est de reprendre le sujet depuis le début, avec des exemples concrets. Quelles sont les formalités en douane à l’export ? Commençons simplement. Une entreprise française vend une marchandise à une entreprise située au Royaume-Uni, au Maroc, au Brésil ou en Chine. La marchandise doit quitter le territoire douanier de l’Union européenne. Cette sortie doit être déclarée à la douane. La Douane française précise que les marchandises exportées doivent faire l’objet de formalités d’exportation et de formalités de sortie. La déclaration d’exportation est déposée électroniquement et peut faire l’objet d’un contrôle avant que la douane accorde la mainlevée permettant la poursuite du transport. Pourquoi une déclaration d’exportation est-elle nécessaire ? La déclaration en douane est le document électronique qui permet de communiquer à l’administration les informations nécessaires concernant l’opération. Elle permet notamment de préciser : La douane peut ensuite effectuer les contrôles nécessaires et délivrer la mainlevée, c’est-à-dire l’autorisation permettant à la marchandise de poursuivre son parcours. Exemple concret : Une entreprise française vend pour 50 000 € de pièces industrielles à un client au Maroc. La marchandise est prête dans son entrepôt. Le transporteur est réservé. Mais avant que la marchandise puisse suivre son parcours export, les informations nécessaires doivent être correctement déclarées. Si les données sont incomplètes ou incohérentes, l’opération peut être retardée. C’est pourquoi les formalités en douane ne doivent pas être considérées comme une tâche administrative réalisée au dernier moment. Elles font partie de la préparation du transport. Qu’est-ce que la mainlevée en douane ? Le terme peut sembler technique. La mainlevée correspond simplement à l’autorisation permettant à la marchandise de poursuivre son parcours après le traitement de la déclaration. On peut donc simplifier ainsi : -> Déclaration déposée -> Douane traite la déclaration -> Contrôle éventuel -> Mainlevée -> Marchandise autorisée à poursuivre son parcours La mainlevée ne signifie cependant pas que la marchandise a déjà quitté l’Union européenne. Elle signifie que l’étape concernée du processus douanier permet à la marchandise de poursuivre son acheminement. Quelle est la différence entre exportation et transit douanier ? C’est probablement l’une des premières notions à comprendre lorsqu’on découvre la douane. Les deux termes sont liés au transport international, mais ils ne désignent pas la même chose. L’exportation L’exportation concerne la sortie de marchandises du territoire douanier de l’Union européenne vers un pays tiers. Exemple : France → Maroc La marchandise quitte l’Union européenne. Il faut donc réaliser les formalités d’exportation et suivre sa sortie effective. Le transit Le transit douanier concerne le déplacement des marchandises sous un régime douanier spécifique. Il permet notamment de faire circuler des marchandises sous certaines conditions sans acquitter immédiatement les droits et taxes normalement applicables pendant leur déplacement. La Douane française gère les déclarations de transit via DELTA T. Exportation = faire sortir la marchandise de l’Union européenne. Transit = faire circuler la marchandise sous un régime douanier particulier. Et c’est précisément leur articulation qui devient intéressante avec l’exportation suivie de transit. Qu’est-ce que l’exportation suivie de transit ? Pour comprendre l’exportation suivie de transit, il faut d’abord distinguer deux opérations douanières : L’exportation permet de faire sortir une marchandise du territoire douanier de l’Union européenne. Le transit permet de faire circuler une marchandise sous un régime douanier de transit jusqu’à sa destination, avec un suivi douanier du mouvement. En France, les déclarations de transit sont gérées dans DELTA T, connecté au système européen NCTS. L’exportation suivie de transit permet justement d’articuler ces deux opérations. La Douane française la définit comme une simplification permettant de faire circuler des marchandises destinées à l’exportation sous le régime douanier du transit jusqu’au lieu de destination du transit, sans réalisation des formalités de sortie. Le 15 septembre 2026, la Douane française a déployé la version 1.1.1 de SDS – Suivi De la Sortie. Cette version apporte notamment une évolution essentielle : Autrement dit, SDS et DELTA T peuvent désormais être interconnectés pour gérer ce type de parcours export + transit. Cette évolution s’inscrit dans la modernisation globale des systèmes douaniers français. Avant septembre 2026 Les systèmes liés à l’exportation et au transit évoluaient déjà, mais l’interconnexion spécifique permettant de gérer l’export suivi de transit n’était pas encore déployée dans sa configuration actuelle. Depuis le 15 septembre 2026 La nouvelle version de SDS permet le lien avec DELTA T pour l’export suivi de transit. La Douane a également publié un bulletin officiel spécifique, le BOD 7691 « L’exportation suivie de transit », consacré aux modalités réglementaires et déclaratives du dispositif. Dans quels cas l’exportation suivie de transit est-elle utilisée ? L’exportation suivie de transit concerne notamment les situations dans lesquelles une marchandise est déclarée à l’exportation en France mais doit continuer son parcours sous transit jusqu’à son point de sortie du territoire douanier de l’Union européenne. Exemple concret Une entreprise française vend une machine à un client au Canada. La marchandise est préparée à Lyon, mais elle doit rejoindre le port d’Anvers, en Belgique, pour être chargée sur un navire à destination du
Import depuis la Corée du Sud : les enjeux logistiques derrière la K-Beauty

Le produit est coréen. La tendance, elle, est devenue mondiale. La K-Beauty illustre parfaitement une réalité du commerce international : lorsqu’un marché accélère, la supply chain doit être capable de suivre. Un produit peut être imaginé, fabriqué et conditionné en Corée du Sud. Pourtant, sa réussite sur le marché européen dépend aussi de tout ce qui se passe avant son arrivée en rayon. Pour les entreprises qui organisent un import depuis la Corée du Sud, la logistique joue donc un rôle essentiel. Anticipation des flux, coordination à la source, choix du mode de transport, consolidation, douane : chaque étape compte. Import depuis la Corée du Sud : une organisation à anticiper Importer depuis la Corée du Sud ne consiste pas seulement à organiser un transport entre deux points. Avant le départ, il faut coordonner les fournisseurs, vérifier les informations nécessaires et préparer l’expédition. Il faut ensuite choisir le mode de transport le plus adapté selon le volume, le délai et les contraintes du produit. Dans certains cas, le fret aérien sera privilégié pour sa rapidité. Dans d’autres, le fret maritime sera plus adapté à des volumes plus importants ou à des expéditions mieux anticipées. Chaque flux doit donc être étudié en fonction du besoin réel. La K-Beauty, un bon exemple de marché en forte croissance La K-Beauty montre bien ce qui peut se passer lorsqu’une tendance gagne rapidement en popularité. La demande augmente. Les volumes évoluent. Les besoins de réapprovisionnement deviennent plus fréquents. Dans ce contexte, la supply chain doit pouvoir s’adapter. Un retard dans le transport peut avoir des conséquences directes sur la disponibilité des produits. À l’inverse, une organisation bien anticipée permet de mieux accompagner la croissance du marché. Pour un import depuis la Corée du Sud, cette capacité d’adaptation devient donc particulièrement importante. Nexline Group accompagne vos imports depuis la Corée du Sud Chez Nexline Group, nous accompagnons les entreprises dans l’organisation de leurs flux entre la Corée du Sud et l’Europe. Notre rôle consiste à construire une solution adaptée à chaque besoin : anticiper les flux, coordonner les opérations à la source, choisir le mode de transport et suivre l’expédition jusqu’à destination. La K-Beauty en est aujourd’hui un bon exemple. Mais cette logique concerne bien d’autres secteurs. Lorsqu’un marché se développe rapidement, la supply chain doit pouvoir évoluer avec lui. Vous organisez des imports depuis la Corée du Sud ? Contactez Nexline Group pour étudier vos flux et construire une solution adaptée à vos besoins. The Human Touch to Your Supply Chain. CONSULTEZ NOS SERVICES DE TRANSPORT
Terminal des Flandres Dunkerque : une immersion terrain à bord du CMA CGM PANTHÉON

Mercredi, Karima Z. Habacha, Directrice Générale France, et Rislene Ochan El Khattabi, Head of Operations France, ont représenté Nexline Group à bord du CMA CGM PANTHÉON, lors de sa première escale au Terminal des Flandres Dunkerque. Cette escale avait une signification particulière pour Nexline Group. Dunkerque fait partie de notre histoire. C’est dans les Hauts-de-France que le groupe s’est développé, et c’est aussi un port que nos équipes suivent régulièrement à travers les flux que nous accompagnons entre l’Asie et l’Europe. Cette visite était donc surtout l’occasion de compléter notre vision opérationnelle par une expérience directement sur le terrain. Une première escale au Terminal des Flandres Dunkerque Le CMA CGM PANTHÉON dispose d’une capacité de 24 212 EVP, d’une puissance d’environ 82 600 chevaux et d’une propulsion dual-fuel au GNL. Lors de sa première escale au Terminal des Flandres Dunkerque, près de 4 300 mouvements de conteneurs ont été réalisés. Des chiffres que nos équipes savent interpréter dans le cadre de leurs opérations quotidiennes, mais que l’on perçoit différemment lorsqu’on observe directement l’organisation nécessaire à bord et sur le terminal. C’est précisément tout l’intérêt de ce type d’expérience terrain. Voir concrètement ce qui se passe derrière une escale La visite a permis de parcourir la passerelle, les espaces techniques, les lieux de vie de l’équipage ainsi que la salle des machines. Chez Nexline Group, nous travaillons chaque jour avec ces navires à travers leurs rotations, leurs capacités, les bookings, les départs et les opérations portuaires. Être à bord permet néanmoins d’apporter une autre lecture. On visualise concrètement l’environnement dans lequel travaillent les équipages. On comprend mieux la coordination nécessaire entre les différents métiers. Et l’on replace les opérations suivies depuis nos bureaux dans leur réalité physique. La salle des machines illustre particulièrement bien cette dimension : derrière chaque escale se trouve une organisation technique et humaine considérable. L’expérience terrain complète l’expertise opérationnelle Dans le transport maritime, l’expertise passe évidemment par la maîtrise des flux, des lignes, des capacités et des contraintes opérationnelles. Mais elle se nourrit aussi du terrain. Voir une opération de près permet de mieux comprendre certains enjeux, d’échanger avec les professionnels qui les vivent au quotidien et de conserver une vision concrète de la chaîne que nous pilotons pour nos clients. C’est une dimension importante chez Nexline Group. Nos équipes suivent les flux entre l’Asie et l’Europe depuis leur organisation jusqu’aux opérations portuaires. Ces immersions permettent simplement d’enrichir cette expertise avec une autre perspective. Derrière chaque flux, une chaîne de savoir-faire Cette journée rappelle enfin qu’une escale ne repose jamais sur un seul acteur. Équipages, équipes portuaires, opérateurs de terminaux, compagnies maritimes, transitaires et transporteurs interviennent chacun à leur niveau. Le rôle de Nexline Group consiste à coordonner ces différents maillons afin que les flux de nos clients avancent dans les meilleures conditions. Cette visite à bord du PANTHÉON permet donc de remettre le terrain au centre d’opérations que nous suivons chaque jour. Merci à CMA CGM pour cette invitation et cette immersion à bord. Et merci à Karima et Rislene d’avoir représenté Nexline Group lors de cette première escale à Dunkerque. The Human Touch to Your Supply Chain. CONSULTEZ NOS SERVICES DE TRANSPORT
